stimulez votre aire de Broca

stimulez votre aire de Broca

Si vous avez des difficultés à parler une langue étrangère, stimulez votre aire de Broca ! inutile de vous forcer à regarder des séries sur Netflix en VO si vous cherchez à améliorer votre expression orale. En effet, nous que cette écoute vous permette de mieux parler anglais, il vous faut … parler anglais. Ce n’est pas en comprenant plus que l’on parlera mieux ! Mais bien en pratiquant l’oral.  En effet, il y a deux aires cervicales impliquées dans la maîtrise d’une langue et l’expression orale et la compréhension orale ne dépendent pas de la même partie de votre cerveau. Sachant cela, il est facile de comprendre qu’il soit possible de comprendre très bien la langue de Shakespeare tout en ayant des difficultés à la parler. La faute à qui ? La faute l’entraînement insuffisant de votre aire de Broca !

 

Vous souhaitez mieux parler une langue ? stimulez votre aire de Broca !

L’aire de Broca remplit de nombreuses fonctions liées à l’expression orale. Tout d’abord, l’aire de Broca permet la production du comportement verbal, à la fois dans sa forme parlée et écrite d’ailleurs. Cette partie du cerveau gère aussi les phonèmes qui nous permettent une bonne perception et production du discours oral. Pour ce faire, l’aire de Broca coordonne aussi les organes articulatoires qui régulent notre prononciation de la langue. Enfin, c’est cette zone du cerveau qui régule prosodie, ton de la voix et rythme de la parole. Si vous regrettez de bien comprendre alors que vous ne pouvez pas vous exprimer sans sonner français, stimulez votre aire de Broca !

 

stimulez votre aire de Broca mais d’abandonnez pas l’aire de Wercnicke !

L’aire de Broca et l’aire de Wercnicke sont deux « épicentres » du traitement sémantique qui travaillent souvent de façon synchrone lors de la réalisation d’une tâche de traitement des mots, appuyant l’existence de connexions très fortes entre elles. Regarder Netfllick en V.O ou écouter tout support audio ou audio-visuel peut donc prendre tout son sens si en parallèle l’apprenant interagit sur ce qu’il a entendu et / ou va entendre avec un formateur. Pourquoi ? Il y a trois phases pour le traitement des langues dans notre cerveau : la perception de la parole, l’association sémantique qui se fait à l’intérieur de notre cerveau, et enfin la production de la parole. Ces phases sont toutes importantes et liées pour progresser dans l’apprentissage d’une langue. Ainsi, il est essentiel que les aires de Broca et aire de Wercnicke se développent simultanément dans un contexte le plus naturel possible de l’apprentissage de la langue étrangère. La reconnaissance des sons et les structures dites de contrôle, qui permettent au cerveau d’éviter les interférences lorsqu’il utilise l’une ou l’autre langue, s’affinent au fur et à mesure de l’expérience immersive dans la langue ciblée.

 

stimulez votre aire de Broca  : c’est encore plus important si vous apprenez une langue tardivement

 

Quand apprend une langue tardivement, la nouvelle langue est intégrée quasiment de la même manière pour la compréhension (aire de Wernicke), mais pas pour ce qui est de l’exécution de la parole (aire de Broca). Le traitement de la nouvelle langue est donc sous-optimal, même si on ne réfléchit pas pour autant moins vite dans cette deuxième langue. En effet, si à l’âge adulte, nous avons depuis longtemps procédé à un élagage neuronal progressif du fait de notre non-exposition aux langues étrangères, nous sommes cependant bien armés pour analyser, assimiler par analogie, mémoriser aisément grâce à nos nombreuses références linguistiques, à commencer par celle de notre langue première. Le plus souvent, cette difficulté à s’exprimer est accentuée par une mauvaise méthode d’apprentissage des langues utilisée. De même qu’il est inutile de se forcer à écouter de l’anglais si ce n’est pas pour parler sur ce qu’on a entendu, il est inutile de se forcer à apprendre de longues listes de mots ! C’est fastidieux et inefficace. Pour pérenniser, il faut pratiquer.  Les zones sont les mêmes pour l’engrammage et l’encodage  : thalamus, zone frontale (mémoire de travail), hippocampe, amygdale pour la mémoire immédiate puis stockage dans le frontal. Que faire alors ? Lorsqu’on travaille sur le langage, il faut, comme nous l’avons vu, activer plusieurs aires du cerveau que seule l’interaction entre au moins deux individus permet.

 

stimulez votre aire de Broca dans le cadre simple d’une conversation adaptée

Dans le cadre d’une simple conversation, chaque locuteur se trouve en position de locuteur et récepteur et active ainsi les deux zones importantes que sont l’aire de Broca et l’aire de Wercnicke en oscillant entre compréhension et expression orale. Mais pour qu’il y ait échange communicatif, il ne suffit pas que deux locuteurs (ou plus) parlent alternativement ; encore faut-il qu’ils « se » parlent, c’est-à-dire qu’ils soient tous deux engagés dans l’échange. Le cerveau humain est un cerveau social. En effet, à quoi bon parler si ce n’est pour communiquer, faire passer un message à son interlocuteur. Les interactions jouent un rôle capital d’où l’importance des cours en présentiel dans un parcours de formation en langues. Le vocabulaire d’une autre langue doit s’apprendre dans le cadre d’échanges oraux, de jeux avec les mots, bref, en immersion dans la langue ciblée. De même, pour ne plus sonner français, l’imitation, la reproduction de la gestuelle, de la mimique articulatoire des formateurs natifs mais aussi leur coopération sont essentiels. Avec un formateur natif, vous ne comprendrez sans doute pas tout mais c’est bien là l’essentiel pour progresser. En effet, vous mobiliserez ainsi le processus d’élimination pour deviner le bon sens, en fonction de ce que vous savez de la langue et de ce que vous savez peut-être des autres mots de la page. Et ainsi vous comprendrez le mot dans son contexte et vous pourrez ensuite utiliser ce mot dans son contexte sans passer par le français. Si vous avez pris la peine d’apprendre ces mots en contexte pour une perception fine du sens, il faut encore faire des phrases significatives avec eux de manière régulière pour les mémoriser à long terme.

 

stimulez votre aire de Broca , encore et encore

La répétition non, le réinvestissement, oui. Votre formateur Glotte-Trotters vous propose un parcours d’apprentissage structuré de manière à vous confronter au réinvestissement ce que vous avez appris auparavant. De même, vous n’aborderez en cours que des contenus ciblés qui correspondent à vos attentes grâce au suivi de votre progrès et évolution de vos envies et besoins au fil du temps. Pour bien apprendre une langue, il faut qu’elle vous soit utile. C’est pourquoi chez Glotte-Trotters, nous ajoutons un projet en parallèle qui justifie l’apprentissage. Les interactions et jeux de rôle proposés par nos formateurs natifs vont stimuler les 86 milliards de neurones constituant votre matière grise !

 

stimulez votre aire de Broca par le jeu

Le meilleur stimuli pour exercer son apprentissage repose sur dialogue avec des natifs du pays, la mise en situation et les jeux linguistiques. L’apprentissage fonctionne alors à plein régime et les deux aires sont sollicitées simultanément au travers d’échanges transitant par un ensemble d’axones reliant les aires de Broca et de Wernick elles-mêmes composées d’un grand nombre de fibres nerveuses. La démarche de gamification de Glotte-Trotters va se mettre naturellement au service de la dimension phonologique et phonétique de l’apprentissage linguistique, en levant notamment certains blocages, autant physiologiques que psychologiques, grâce à la production de dopamine. Celle-ci est une molécule biochimique qui permet la communication au sein du système nerveux, et influe directement sur le comportement de l’apprenant. Ainsi, la dopamine va accroître l’apprentissage et la mémorisation en favorisant les quelques milliers de connexions synaptiques possibles d’un neurone voisin à l’autre.

La mémoire est plurielle et les compétences langagières aussi. C’est pour cette raison que Glotte-Trotters propose une approche plurielle de la langue mais toujours de manière ludique et contextualisée. On ne peut envisager d’apprendre (et d’enseigner !) une langue d’une unique manière à une pluralité d’apprenants. Pour autant, certaines règles sont à respecter si on veut être efficace.

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